Une fois n’est pas coutume, Gigsonlive prend ses quartiers à Albi pour le festival Un Week-End avec Elles, organisé par l’association Arpèges et Trémolos.
Nous venons à la rencontre ce soir d’une formation singulière appelée OKALI que nous avions découverte en première partie de LAMOMALI au Zénith de Toulouse en novembre dernier.
Un trio de silhouettes blanches, arrive en majesté dans des costumes traditionnels.
La scénographie est minimale, les artistes, leurs costumes et leurs instruments.
On en aperçoit d’autres postés à l’arrière et déjà mis en place.
On nous apprend en effet en préambule que le spectacle a dû changer de lieu au dernier moment pour des raisons techniques, la scène beaucoup plus petite oblige à cette simplicité.
Le démarrage est tout en douceur et sobriété.
Une nappe sonore de bruits d’oiseaux enrobe une voix envoûtante.
OKALI signifie « prendre soin des autres », « prendre soin du vivant ».
Ici, la musique est en voyage et les continents visités sont nombreux.
Le chant est en français, en anglais et en eton, un dialecte camerounais d’où est originaire Gaëlle la chanteuse.
Deux musiciens complètent la troupe, Nicolas, batteur d’un côté, et Florent, véritable couteau suisse de l’autre, multi-instrumentiste, guitare, basse, clavier… et pieds nus.
L’ensemble est totalement inclassable tellement les influences sont diverses.
Entre section rythmique trip-hop, sonorités africaines et brutalisme rock, la palette est multiple.
Le voyage est profond et libre.
Forts de trois années de créations où les expériences se sont multipliées (concerts et festivals dans toute la France, participation à The Voice en 2024), OKALI sort en 2026, son premier EP composé de 5 titres.
La synthèse des arts est totale dans ce projet car Gaëlle, nous explique que la musique est un médium pour lequel l’Art est la destination.
En effet, tous les visuels, le design des costumes, la réalisation de vidéos pour les clips, la mise en scène, toute la direction artistique est pensée par le collectif et ce en auto production.
La proximité de cette petite salle a permis des moments de grâce d’une rare subtilité.
Les échanges de regard entre Nicolas et Florian, mais aussi l’émotion non contenue de Gaëlle, lorsqu’elle honore des proches dans une chanson hommage à ceux qui sont partis trop tôt.
Ils composent de la musique sans code avec pour seule règle la liberté de l’émotion de l’instant.
Appartenant à aucune étiquette, le spectre musical est large et la sincérité toujours présente. Sonorités planantes au clavier et percussions tribales accompagnent cette voix aussi douce que puissante.
Les rythmes de guitares peuvent aussi parcourir divers horizons, entre mélodies aériennes et riffs incisifs, Florent explore des univers riches fait de boucles entêtantes.
Tel un voyage initiatique profond, OKALI nous a proposé une expérience atmosphérique inattendue et sans frontière.
La retour à la réalité est difficile…
Refermons les yeux pour voir si le songe peut continuer…
…
Non, rien à faire…mais ce n’est pas fini, nous avons l’immense privilège de pouvoir leur poser quelques questions après le concert et poursuivre l’aventure de la soirée.
Une interview que vous pourrez retrouvez très prochainement dans nos rubriques.
Merci OKALI
Texte : Nicolas Arnal
Photos : Nicolas Alléguède













