Mercredi 14 janvier 2026, Toulouse, le Bikini.
La salle est pleine et attend sagement son hôte.
Un fond de scène en forme de lune, une batterie, quelques basses posées sur des pieds et une table de mixage inclinée. Voilà le set up minimal pour notre invité du soir, le grand Oxmo Puccino qui est de retour à Toulouse pour nous faire partager son dernier album « La Hauteur de la Lune ».
Abdoulaye DIARRA, de son nom à la ville, est une plume incisive et reconnue depuis son premier album Opéra Puccino sorti en 1998.
Son flow unique et sa diction si particulière lui permettent de naviguer selon ses envies entre rap, slam, poésie et chanson française.
C’est également une silhouette imposante, arrivant à contre jour dans la lumière d’une poursuite…
Les titres de ce nouvel album se mêlent avec les chansons Totem, J’ai mal au mic, Où est Billie, Cactus de Sibérie ou J’te connaissais pas, permettent de remonter le fil de l’histoire…
Mais ce sont dans les dialogues et les échanges que Oxmo Puccino crée cette véritable connexion avec le public.
Après avoir rendu hommage à des amis partis trop tôt comme l’humoriste Bun Hay Mean ou encore le rappeur Calbo, il nous interroge…
C’est quoi le plus important dans la vie ?
Il nous propose les réponses les plus directes, l’amour, la famille, les enfants…
Non !! La chose la plus importante, c’est le TEMPS.
Mini interlude théâtral qui introduit un de ses titres phares, 365 jours, sorti de l’album L’Arme de paix.
Les productions musicales sont riches et teintées de jazz, de funk, de soul voire parfois de rythmes flamenco.
En témoignent les musiciens expérimentés. Oxmo a su effectivement bien s’entourer.
Simon Lesaint à la batterie évoluant aussi pour Sébastien Tellier, Stromae ou Aya Nakamura, Côme Aguiar à la basse et un dj fou, Mr Victor, 3 fois champion du monde DMX, composent ce super groupe pour cette tournée 2026.
Rappeur de l’Amour, comme il aime se distinguer, Oxmo Puccino impose sa posture élégante et son élocution magistrale pour mieux nous faire partager ses mots.
Ses parents lui ont appris à remercier, nous dit-il, donc il s’exécute et remercie tous ces partenaires par leur prénoms.
De ses musiciens sur scène à toutes les personnes invisibles, les ingénieurs, les techniciens jusqu’au chauffeur du bus…
Une aura généreuse et rayonnante qui pousse le public à demander du rabe…
Pour lequel il revient pour son vieux titre Mama Lova, et transmet un dernier message à la jeunesse.
Trouvez-vous un bouclier, une passion dévorante…
Avec une passion, on ne peut que se dépasser.
Pas mieux pour finir ce très beau moment !!
Merci Oxmo Puccino.
Texte : Nicolas Arnal
Photos : Nicolas Bouchet












